gif de Céline Blummys
Pourquoi me laisses-tu ainsi pleurer
Sans rien me dire, sans même me chercher ?
T’ai-je tant blessé que tu te tais et
Que tu me fuis pour ne plus nous penser ?
Quelques feuilles rousses s’amassent sous mes pieds
Le vent d’automne frappe les eaux dormantes et vertes ;
Le temps reste accroché aux branches de l’obier,
Lente durée en lambeaux qui court à sa perte.
Ai-je eut tort de ne pas être celle que je suis,
D’avoir les yeux d’une couleur indéfinie
Pour que tu gardes de moi, comme un rubis,
Ces mots qui rendaient nos joues toutes rougies ?
Quelques feuilles rousses s’amassent sous mes pieds
Le vent d’automne frappe les eaux dormantes et vertes ;
Le temps reste accroché aux branches de l’obier,
Lente durée en lambeaux qui court à sa perte.
Faut-il dans le silence s’enfermer ?
Dois-je faire semblant d’être gaie ?
Puis-je oublier tous les mois écoulés ?
Dois-je marcher seule dans les sentiers ?
Quelques feuilles rousses s’amassent sous mes pieds
Le vent d’automne frappe les eaux dormantes et vertes ;
Le temps reste accroché aux branches de l’obier,
Lente durée en lambeaux qui court à sa perte.








